Les maladies du Maine Coon : Ce qu’il faut savoir

Les maladies du Maine Coon : Ce qu’il faut savoir

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Les maladies du Maine Coon : Ce qu'il faut savoir

Faisant partie des races préférées des Francais, le Maine Coon, ô combien attachant, est réputé pour avoir une santé fragile. Ces doux géants sont non seulement confrontés aux maladies courantes, comme tout les chats, mais aussi aux maladies génétiques causés par le facteur de la consanguinité. Si vous souhaitez adopter cette petite boule de poils, découvrez ce qu’il faut savoir sur les principales maladies du Maine Coon. 

Les maladies Génétiques

La cardiomyopathie hypertrophique féline (HCM)

Si vous vous intéressez aux maladies chez le chat et principalement chez le Maine Coon, vous connaissez certainement le HCM. Pour ceux qui ne savent pas, il s’agit d’une maladie cardiaque qui attaque dans la plupart des cas les chats adultes ou jeunes adultes. Généralement, cela se traduit par une hypertrophie du muscle cardiaque qui entraîne une mauvaise éjection du sang.

Si cette maladie fait partir des plus dangereuses chez le Maine Coon, c’est principalement pour deux raisons. La première est qu’elle ne présente pas des signes extérieurs qui permettraient d’alerter : on dit qu’elle est asymptomatique. Quant à la deuxième, elle se développe tardivement dans l’organisme de votre chat.

Bien que HCM féline soit difficile à déceler, il existe quand même des signes qui doivent vous alerter. Par exemple, si votre chat éprouve des difficultés à respirer, s’il a des crises de fatigue anormale, des arythmies… Généralement, consulter un vétérinaire est le meilleur moyen d’identifier la maladie et d’effectuer une prise en charge rapide.

Quant à la transmission de la cardiomyopathie hypertrophique féline, elle suit un mode autosomique dominant. En d’autres termes, seul un chaton dont au moins un de ses parents porte cette maladie peut être atteint.

La polykystose rénale (PKD)

De façon générale, la polykystose rénale chez le chat représente l’insuffisance rénale chez ce dernier. En effet, il s’agit d’une infection du rein qui se matérialise par la présence des kystes. De ce fait, la fonction rénale s’affaiblit et le chat affiche des troubles externes comme : une perte d’appétit, une soif excessive, une léthargie, l’amaigrissement, et même des mictions fréquentes et parfois abondantes.

Si cette maladie ne concerne que 1 % des chats Maine Coon, elle peut s’avérer très dangereuse et entraîner la mort du malade. C’est pourquoi, une fois que les signes précédents sont observés chez votre matou, contacter un spécialiste pour effectuer une échographie est le meilleur moyen de sauver votre animal.

Comme précédemment, il s’agit d’une maladie portée par un allèle génétique dominant. En d’autres termes, seul un chat dont un des parents est atteint peut-être porteur. Alors, avant toute reproduction, faire examiner votre chat à la polykystose rénale est une alternative pour sauver le bébé chat.

La déficience en pyruvate kinase (PKdef)

Lorsqu’on parle de déficience en pyruvate kinase, il s’agit d’une absence ou d’une réduction de pyruvate kinase chez le chat. Pour ceux qui ne savent pas, c’est une enzyme présente dans les globules rouges chargée de dégrader le sucre et permettre son absorption. Dans le cas d’un déficit, les globules du chat sont détruits, ce qui entraîne une anémie chez ce dernier.

Généralement, la maladie est visible chez l’animal via certains symptômes comme : la perte d’appétit qui s’accompagne par une perte de poids, un essoufflement régulier, une fatigue générale, les muqueuses pâles, etc.

S’agissant du mode de transmission, l’allèle responsable de cette maladie suit un mode de transmission autosomique récessif. Comme explication, les deux parents doivent porter la maladie pour qu’un chaton soit susceptible d’être atteint. Mais attention, porter la maladie dans ce cas ne signifie pas être malade ! En effet, un parent peut très bien avoir le gène responsable sans manifester la maladie.  

L'atrophie musculaire spinale (SMA)

Encore appelée SMA, l’atrophie musculaire spinale est comme son nom l’indique une anomalie neuromusculaire qui se manifeste via un rétrécissement du muscle spinal. Beaucoup plus présents chez le Maine Coon, ses symptômes peuvent apparaître chez le chat à partir de 3 mois. Généralement, il s’agit d’un tremblement du muscle des pattes arrière de l’animal : ce qui conduit à une diminution du muscle si elle n’est pas rapidement soignée.

Contrairement aux autres maladies héréditaires chez le chat en particulier chez le Maine Coon, l’animal peut vivre avec le SMA. Cependant, il éprouvera des difficultés à se déplacer ou à sauter.

C’est pourquoi, il est recommandé de faire appel à un spécialiste dès les premiers signes. Quant à la transmission, elle se fait selon le mode autosomique récessif. Comme nous l’avons dit précédemment, un chat peut être contaminé uniquement si ses deux parents portent le gène responsable.

La dysplasie des hanches et la patella luxation

Couramment désignée par HD, la dysplasie des hanches chez le chat est une maladie héréditaire qui s’attaque à l’articulation de la hanche chez le félin. Généralement, il s’agit du haut du fémur qui ne s’emboîte pas parfaitement avec l’articulation : ce qui conduit à une dégradation du cartilage qui dégénère au bout d’une certaine période.

Lorsque le cartilage s’use complètement, les surfaces osseuses se touchent directement et entraînent des douleurs plus ou moins « faibles » chez l’animal : ceci en fonction de la gravité de la maladie. Comme conséquence directe, le chat a des difficultés à sauter et préfère le plus souvent rester immobile.

Concernant la transmission, il s’agit d’une pathologie polygénique. En d’autres termes, de nombreux gènes sont impliqués dans la manifestation de cette maladie. Généralement, il faut établir une radiographie à votre animal si vous constatez que ce dernier évite de sauter ou de courir. Quant à la patella luxation, elle concerne la rotule qui se situe au niveau du genou.

Comment prévenir les maladies génétiques

La HCM, PKDef, et la dysplasie des hanches sont les maladies génétiques les plus couramment rencontrées chez le Maine coon. Elles peuvent être dépister via un ADN mais aussi un radiographie ou un test Sanguin. Il est donc important de choisir un élevage de Maine Coon sérieux en vous renseignant auprès des éleveurs sur les tests effectués sur les mâles et femelles reproducteurs. 

Une fois le chaton adopté, nous recommandons tout de même de faire passer à votre chat une échographie pour vous rassurer, mais aussi pour dans le but de dépister une quelconque autre maladie / malformation. 

Pour les chats présentant l’une de ces maladies génétiques que nous venons de citer plus haut, des traitements palliatifs peuvent être mis en place, mais n’empêcheront malheureusement pas la maladie de se développer.  Bien évidemment, toute reproduction avec des chats atteints est à proscrire. Enfin si votre chat présente une maladie génétique  ou autre anomalie, malformation, nous vous conseillons d’en informer l’éleveur, afin qu’il puisse prendre les dispositions nécessaires.  

Les maladies courantes

Le coryza

c’est en quelque sorte le rhume ou la grippe du chat. Le coryza se manifeste par des éternuements, de la toux, des écoulements par le nez et les yeux, allant parfois jusqu’à des infections oculaires graves. Cette maladie est très courante et mortelle chez les chatons. C’est pourquoi il est important de vacciner votre Maine Coon dès son plus jeune âge afin de le protéger contre cette maladie difficile à soigner et qui peut devenir chronique.

Le typhus

Cette maladie virale très contagieuse et mortelle se transmet par les selles d’un chat infecté. Elle se traduit par des diarrhées hémorragiques, de la fièvre, un abattement, des vomissements voire même une cécité subite. Il existe heureusement un vaccin contre le typhus et votre Maine Coon devra en bénéficier dès son plus jeune âge afin d’être protégé, les chatons y étant particulièrement exposés. Même si votre chat ne va pas à l’extérieur, sachez que le virus du typhus s’accroche facilement aux vêtements et aux chaussures. Vous pouvez donc tout à fait le ramener dans votre appartement et infecter votre petit Coon. C’est pourquoi un chat d’appartement doit être vacciné au même titre qu’un chat ayant accès au jardin.

La leucose ou FELV

La leucose féline est une maladie grave et contagieuse, malheureusement très répandue dans le monde. Elle est causée par un virus et se transmet par le contact des muqueuses ou du sang (voilà une autre raison pour laquelle sécuriser votre jardin : une bagarre ou un rapport sexuel avec un chat errant malade peut infecter gravement votre chat). Cette maladie provoque notamment une anémie et des tumeurs pouvant apparaître au bout d’1 à 2 ans après la contamination. Certains chats sont également porteurs sains et ne déclarent jamais de symptômes. Là aussi, le vaccin existe et est fiable à 100 %.

La FIV

Egalement appelé le « sida » du chat, c’est une maladie virale causant une immuno-deficience chez le chat. Le chat infecté ne va donc pas mourir spécifiquement de la FIV mais d’une autre maladie qu’il aura contractée à cause de la baisse de son système immunitaire causée par le virus. La FIV se transmet par le sang, et donc communément par de violentes morsures entre chats. De nombreux félins vivent toutefois avec la FIV jusqu’à un âge très avancée sans jamais contracter de symptômes. Il n’existe malheureusement pas de vaccin contre la FIV en France

La PIF (Péritonite infectieuse féline)

Cette maladie relativement rare touche en particulier les jeunes chats et reste la première cause de mortalité chez les chatons. Elle est due à un virus de la famille des coronavirus (qui n’a rien à voir avec celui qui touche l’espèce humaine). Les symptômes sont très variés et l’issue souvent fatale. Il n’existe pas encore de vaccin contre la PIF mais la maladie se transmet généralement par contact direct avec un chat infecté, c’est pourquoi il faut faire preuve de prudence. Les chatons malades de la PIF le sont le plus souvent car leur mère était porteuse saine (on estime qu’environ 1 à 5 % des chats infectés déclarent des symptômes). Il n’y a malheureusement aucun traitement efficace à ce jour contre la PIF.